Janvier de merde
Fatiguée, épuisée, triste limite déprimée…
Fatiguée, épuisée, triste limite déprimée…
Parfois j’aimerais juste être droite, ne pas avoir à mentir sans cesse avec mes parents.
Au début de cette année scolaire, je m’étais fixé l’objectif de mentir le moins possible, d’essayer d’instaurer un climat de confiance avec mes parents. Chose ardue, par exemple en terminale, un soir, j’ai discuté longuement avec Camille au point qu’à 6 heures je n’étais pas encore rentrée. Rarement vu une telle engueulade.
Mais le pire dans tout ça ce n’est pas de se faire sermonner, mais c’est d’entendre ses parents te soupçonner, de faire des suspicions contre toi. »elle traine avec des gens pas recommandable, j’en suis sûre, c’était certainement pas Camille, elle nous ment elle traine avec d’autre personne »
C’est toujours dure d’entendre ce genre de chose, le caractère général de mes parents font que jamais, jamais je ne pourrais être réellement proche d’eux. J’aurais toujours cette relation de distance. On se côtoie presque tous les jours, mais jamais, jamais je ne vous parlerais avec le cœur ouvert, jamais je ne m’exprimerai sincèrement, jamais je ne me confierais à mes parents… Jamais, je n’en ai aucune envie et rien que d’y penser ça me dégoute.
Bref rester droite, ne plus inventer des mensonges pour sortir, voir quelqu’un etc… Je ne sais plus pourquoi je m’étais fixé cet objectif. Était-ce tactique? Plus je fais le dos rond plus on me foutra la paix? Ou était-ce une question d’honnêteté? Je pense que ça partait plus du principe d’honnêteté motivé par le fait qu’on puisse me foutre la paix. Bref j’avais réussis en tenir pendant un certain temps, mais les conditions actuelles me font reprendre cette pratique, besoin de vivre merde. Et ça m’embête de prendre des risques, de me créer des angoisses, ça m’embête de ne pas être droite… Comme si être droite allait permettre a mes parents de me faire plus confiance. Peut importe si nous ne seront jamais proches, j’espère qu’on peut encore sauver la confiance.
La semaine avait été dure, et j’avoue que niveau boulot ça n’a pas été aussi productif que je l’esperais. Heureusement que pour le Ds d’histoire de ce mercredi, j’ai toujours réviser quotidiennement depuis le début. Donc juste des révisons ça devrait être gérable.
Bref parlons un peu du weekend, ce samedi, j’ai fait presque tout la ligne du métro 7 pour rejoindre le commerce de mes parents dans le 93. C’était une expérience assez étrange.
Point de départ: Paris 13ème, au abord d’un tram 3 hyper moderne et élégant. Un quartier ou réside une forte population d’origine asiatique. Je m’installe dans le métro avec ma valise que j’essaye vainement de lui faire prendre moins de place en la collant contre les murs du wagons. J’observais les gens, la vielle asiatique avec tous ses sacs. Châtelet le paysage change, un peu plus de diversité beaucoup plus de jeunes employés qui rentre du boulot, quelques touristes, des gens qui rentrent du boulot. Puis je finis par m’assoupir devant mon bouquin de vocabulaire, à moitier seulement.
Puis finalement, j’emmerge quelques stations avant le terminus, bizarrement l’ambiance est un peu plus glauque, aucun aucun asiatique, quelque rare caucassien. Bienvenue à la Courneuve… Puis je sors, c’est bondé plein a craquer, les gens se bousculent, et parle de multiples langues. Le tram arrive le tram 1. Sur le coup je l’ai vraiment trouvé très moche, voir affreux. Un tel contraste… On sentais qu’ici il y avait quelque chose qui n’allait pas, une sorte de choc culturel, je me sentais pa bien la où j’étais, l’ambiance me déplaisait.
Puis, j’ai repensé un peu à la situation… Finallement moi même je passait inaperçu dans le paysage avec ma tête de chinetoc, finallement bien que je ne me sentais pas appartenir à ce paysage, d’un point de vue externe, j’aurais eu tous les attribus pour. Qu’est ce qui faisaiti que je ne me sentais pas bien ici?
Préjugés? En fin de compte j’ai souvent été habituer à ce genre de milieu quand j’étais au lycée …
Est ce que la vie post bac m’avait habituer à autre chose?
C’est peut être le cas.
Janvier est arrivé, période particulièrement dure selon le manuel de coaching de la prépa (je déteste ce genre de bouquin). Apparemment c’est à ce moment que la fatigue se fait sentir particulièrement, qu’on en peut plus, qu’on déprime, car les fêtes viennent de se terminer et on se remet avec amertume au boulot, qu’il fait nuit quand on part le matin et qu’en on rentre. Le manque de soleil agit sur notre notre moral et notre forme parait-il.
Ma sœur me l’avait elle aussi confirmé, personnellement je ne l’avais pas cru. Finallement, par ce que je suis en train de vivre, j’ai peine à croire mais c’est vrai. Je suis fatiguée, j’en peux plus. Physiquement je suis exténuée. Mais contre tout attente, mentalement je vais plutôt bien. Je pense que j’encaisse plutôt bien les chocs ces derniers temps, mais c’est vraiment là, que mon cerveau à besoin de repos, mais aussi qu’il ne peux s’en accorder.
Je suis d’humeur un peu à raconter ma vie sans trop aller sur les détails aujourd’hui… Alors voilà ce samedi c’est the spécial day dans la prépa. Évènement annuel que voilà : des entretiens de personnalité pour tous les préparatoires ( E et S, première et deuxième année) avec de vrais faux jury. Je m’explique, des vrais faux, car c’est des gens qui ont les compétences pour tenir des entretiens et donc la potentialité d’être dans un jury, mais qui ne sont pas membres d’un jury officiel.
Donc pression, l’évènement n’est pas a prendre à la légère, c’est du vrai faux. Il faut jouer le jeu. C’est à dire, costume et tailleur obligatoire si tu veux pas te faire éjecter avant le début. Le monde jamais ne pourra se conformer à tes critères, c’est à toi de te soumettre pour ensuite imposer ta singularité. Avec les traditions du lycée, mieux ne vaut pas plaisanter…
En même temps quel plaisir ça va être de voir tout le monde sur son 31, du coup avec la mère j’ai acheter mon premier tailleur de tout une vie, oui ça fait bizarre de se retrouver dans cette tenue… Mais il va falloir s’y faire, je crois bien que je n’ai plus aucun lien avec l’enfance.
Une période charnière, j’ai l’impression finallement de n’être qu’au début de la vie, je suis plutôt plein d’espoir quant à l’avenir et j’ai l’impression que la vie s’ouvre à moi, que j’ai encore tout à construire, toute une vie à batir. Pourtant, je me souviens encore qu’il y a quelques années, pas si longtemps que ça juste 2 ou 3 ans, j’avais un sentiment complémentement différent, celle que le temps passe trop vite et que depuis si longtemps j’avais gâché mon temps. J’avais l’impression de manière assez pessimiste qu’un année passée était une année écoulée, une année de moins, une année perdue évaporée. Je regardais avec regret mon enfance s’éloigner. J’avais vraiment le sentiment que je m’approchais de la fin et du fond du cœur j’aurais voulu que le temps s’arrête.
Finallement ce n’est pas en grandissant que l’on devient un triste adulte morne et désillusionné, je crois que plus le temps avance et plus je deviens ce que je considérais de manière idéale autrefois un « adulte », mon esprit est bien plus sain et optimiste, je ne regrette plus vraiment mon enfance maintenant.
Nous sommes donc en 2010,
Bonne Année et bonne santé!!!
Parlons de polémique ; et particulièrement de ceux qui trouvent ,dans ces moments de fête et de convivialité, le moyen de râler de se plaindre sur l’inutilité de faire la fête le 31 décembre. « haaaan mais ça sert a rien c’est que symbolique »
Je crois que celui là je vais lui foutre un coup de boule et le jeter dans le caniveau avant de lui avoir sectionné les coudes avec une machette.
« Que symbolique… »; comme si le symbole et l’allégorie n’ étaient qu’ une formessupérieure de la dégénérescence humaine. L’homme qui se détourne de la nature, qui s’en détache au point d’ignorer que c’est cette nature auquel il doit tout, l’homme qui ignore ses origines jusqu’à nier sa propre chair qui elle même est une partie intégrante de cette nature mère. Voilà une vision très « à la mode » façon écolo-philo. L’homme qui donc se détourne de la nature, et va donc créer des choses encore plus inutiles et superficiel tel que les symboles. Erreur! En plein les pieds dans le plat tu t’égares!
Le symbole est loin d’être superficiel et niais, fêter le passage a une nouvelle année, est- ce sincèrement stupide et denier de sens car c’est juste une « changement de date »? Je n’y crois pas, pour moi l’homme s’est, oui je l’admets, un peu détourné de ses origines, mais l’homme moderne ne se tourne pas vers un monde de vacuité. Il se tourne vers une civilisation: la sienne, celle que l’homme à établit par des siècles d’histoire. L’homme se tourne vers quelque chose de riche, je le crois.
La symbolique est porteur de sens, le passage d’une nouvelle année à une autre, n’est ce pas fêter un changement dans un calendrier qui depuis notre naissance conditonne et règle nos vies? Que serions nous sans calendrier? Sans horloge? Rien, la mesure du temps de manière universelle est en fin de compte l’un des faits les plus marquant mais les moins perceptibles de notre civilisation.Un changement d’année, c’est porteur de sens, car on se repère dans notre vie grace à ces dates, notre histoire personnelle se repère dans le système de nos calendriers… D’où le sens que porte de changement d’année. A vrai dire, l’instant, le moment ce n’est pas important, et ce n’est pas vraiment ce qu’on fête, on ne faite pas à ça près le changement d’heure. l’important c’est qu’on soit tous conscient qu’il y a quelque chose à célébrer tous ensemble, que tous nous fêtons le changement d’année car nous appartenons au même monde, celui qui reconnait cette façon de découper le temps. Fêter le nouvel an, c’est se rendre compte ensemble dans la bonne humeur, qu’on passe d’une année à l’autre. Façon de marquer publiquement la rupture.
Ho gawd, je suis un peu partie dans mon trip. Juste pour dire finallement que ça me fait un truc bizarre de savoir qu’on a déjà fini nos années 2000. Quand je m’imaginais …
Ça faisait un moment que je ne les avais pas vus. En fin de compte comme en terminale nous n’etions pas dans la même classe, nous nous croisions rarement de temps à autre au détour d’un couloir le vendredi. Cela fait que maintenant quand je les retrouve, je n’ai pas l’impression que les choses aient vraiment changé, je n’ai pas encore l’impression que l’on se distance. Chacun trace sa route, fait de nouvelle connaissance, mais je suis quand même toujours ravie de les voir.
On s’etait organisé une petite soirée pré-Noël entre amis, c’était bien sympatique comme soirée, il y avait peu de monde c’est dommage, mais c’était conviviale. Malheuresement, certaines personnes ont pensé bon de ne pas venir car soi-disant « je peux pas vous offrir de cadeaux pardon, je vais pas venir, du coup » Ces gens j’ai un peu envie de leur donner un coup de boule, pour qu’il comprenne bien qu’on ne se rassemble pas pour s’offrir des cadeaux, mais surtout pour passer un bon moment ensemble. Osef les cadeaux, ta présence aurait été le plus grand des présents… Bitch.