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  1. Un jour restant mais tout une vie après…

    avril 17, 2012 by Phichtre

    Nous y voili voilà! Demain donc commence le… *tadamdam* concours ! Ca fait donc pas loin de 3 mois que je n’ai rien écrit. Certainement car j’étais préoccupée par une multitude d’autres choses, les études entre autre. Et le peu de temps qu’il me restait pour me divertir et glander, je préfèrais le passer à regarder des séries, aller sur 9gag twitter, passer un coup de fil, sortir. D’ailleurs, il est bien plus facile de parler de son quotidien régulièrement et sur le vif à travers 140 petits caractères sur  Twitter. C’était un peu mon fil AFP en quelque sorte. Donc le blog a été mis de coté délibérément. Et depuis, je crois que pas mal de chose on bougé, dans la prépa non seulement, au niveau des gens que je cotoie, des résultats, mais aussi dans mon état d’esprit.

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  2. Vacances ou « période de travail alternative »

    décembre 31, 2011 by Phichtre

    Les temps sont dures, et il est généralement dit que les vacances de noël ne sont pas une période très sympathique pour nos chers préparationnaire.

    J’ai toujours cette question qui me taraude à chaque fin de vacances scolaire : ai-je été assez efficace ? Ai-je bien géré mon temps pour tirer au mieux parti de cette période de « repos » ?

    Le monde est en faite, les gens s’afrête à préparer le réveillon puis le nouvel ans. Moi j’étais un peu dans ma bulle, focalisée par les objectifs à atteindre et la perspective du concours. J’ai eu du mal à entrer dans l’esprit de noël. Je regardais autour de moi les décorations noël qui remplissaient petit à petit toutes les rues et les commerces. Je regardais dans le RER un nombre croissant de gens revenant avec des sac remplis de cadeau. Oui c’est vrai, c’était bientôt noël. Mais toute cette mascarade me faisant davantage penser à un épisode spécial fête diffusé en plein mois de juillet. Ce mois de décembre ne signifiait plus fêtes pour moi. J’étais passé à coté de tout ça.

    Donc dans le programme d’histoire, nous avons avancé plus vite que prévu. Après l’Europe en premier lieu, puis le Moyen-Orient et l’Afrique, nous sommes passé à l’Amérique. Je songe sérieusement à revenir suivre les cours d’histoire, mais si ce n’est pas obligatoire. Ne serais-ce que car l’année dernière je n’ai presque pas eu de cours d’histoire tellement les cours de mon prof l’année dernière étaient mauvais. Je suis revenue qu’une fois, et les carré me demandait incrédule ce que je faisais ici. Tous semblaient avoir marre et marre des cours d’histoire qui sont pourtant d’une bonne qualité. (Ce n’est pas non plus la crème de la crème mais c’est honorable)

    J’ai sérieusement travaillé mon viet. Je me suis même fait des cartes que j’ai percé à l’aide d’une perforeuse et que j’ai monté sur un mousqueton. Pour ce qui est d’apprendre comme une brute par coeur certain mot, c’est très pratique. Et dès que j’ai une pause ou un moment ou je ne fais rien, ou lieu de rêvasser, je ressors mon petit mousqueton. Comme ça ressemble plus ou moins à des cartes rectos-verso ça a un petit coté amusant et ludique. C’est parfait pour les RER j’ai envie de dire.

    Sinon, je suis allée à plusieurs reprise à la bibliothèque pendant ses vacances, je n’arrive pas à travailler chez moi. Trop de tentation, la tête à ailleurs ou le manque de volonté à m’y mettre.

    J’ai finalement été un peu pénétrée par l’esprit des fêtes. Je me suis bien amusée à Noël. Mais c’est vrai qu’une fois qu’on a bien oublié sont boulot, il est difficile de revenir les pieds sur terre et se remmettre sérieusement au travail. Je bosse peut être plus que les autres, mais je n’ai pas le choix comme j’ai toujours été plus lente que les autres pour assimiler et retenir les choses.

    Bon, sinon, je pense que j’ai bien reussis à récupérer pendant ces vacances, j’ai bien avancée, et je me suis bien reposée. Contrairement à l’année dernière, je n’ai pas connu cette période d’ultra-stress ou je n’arrivais même plus à me divertir tellement j’étais angoissée. Ca a ça de bien, chaque moment je le vis, quel que soit sa teneurs, sans me laisser envahir par les angoisses.

    Après tout, dans la situation catastrophique qui était la mienne l’année dernière, j’ai eu une école qui sans être excellente étant fort bien acceptable. Et ça n’aurait pas été la mort de l’intégrer. Donc J’ai toujours un peu peur de faire moins bien que l’année dernière. Pourtant j’ai fait énormément (peut être pas suffisamment) de progrès depuis l’année dernière. Ce serait impossible que j’ai moins bien que l’année dernière. Il faut que je positive, jusqu’au bout, que je ne doute pas et jamais du chemin que j’ai pris.

    Oh bien que le chemin soit dure, je suis déjà trop loin et trop bien engagée dans le chemin pour me remettre en question.


  3. J’ai toujours été dans le public, sauf cette année…

    décembre 1, 2011 by Phichtre

    J’ai passé 17 ans dans l’enseignement publique. Maternelle-Collège-Lycee-Prépa. Cette année je cube. Et pour la première fois de ma vie je passe un établissement privé. Ce qui n’est pas sans surprises et petits détails anodins.

    Ma salle de classe

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  4. Un rythme, un temps, une cadence.

    novembre 6, 2011 by Phichtre

    La prépa ECS, c’est un rythme, une cadence effrénée qu’on essaye de tenir tant bien que mal.

    Les heures de présence au lycée.
    Plutôt que de parler d’heures de cours, il serait plus judicieux de parler d’heure de présence au lycée pour rendre compte du temps investi dans ces bâtiments.
    Il y a en tout  31 heures de cours, et 4-6 heures d’interros par semaine.

    - 12 heures de math. Plus précisément 11 heures de cours de math et une fois toutes les deux semaines 2 heures de TD informatique. Le nombre d’heures se justifie par la quantité de savoir exigé pour le concours en fin de 2ème année, mais aussi par le coefficient de cette épreuve au concours. Oui les maths c’est le plus important en prépa Eco.
    - 6 heures d’Histoire, mais plus rigoureusement il s’agit « d’Histoire économique et Géopolique du monde Comptemporain » (a savoir, depuis la révolution industrielle).
    - 3 heures de Philosophie,
    - 3 heures de Français.
    - 3 heures de LV1 (anglais)3 heures de LV2 (Vietnamien pour moi) mais en vérité je n’ai que 2h30 comme c’est une langue rare que j’apprends en Inter-établissement.
    - 1 heure d’économie (dont l’application dépend des établissements, parfois il n’y en a pas, parfois c’est facultatif, parfois obligatoire, ce n’est pas concrètement utile pour les concours comme il n’y a pas d’épreuve d’éco, mais c’est une initiation intéressante aux concepts économique)

    Vous pouvez faire le compte : 31 heures au maximum en moyenne. Dans les faits je n’ai que 29h30 de cours. Qui plus ait ayant le statut de « cube » je peux sécher les cours d’histoire.
    Mais il faut ajouter à cela entre 4-6 heures d’heures d’interros par semaine. Sachant que dans les prépas ou c’est correctement organisé il y a 4 heures de DST (Devoir Sur Table par Semaine) chaque semaine ( et parfois 3h quand c’est une épreuve de LV2 ou de contraction de texte) . Et deux kholles par semaine (qui prenne entre 40 minutes et 1 heure).
    Au bout du compte, on comptabilise facilement les 35 heures de présence au lycée. Mais ça n’est pas tout, il faut rajouter à ça le travail personnel chez soi.
    Ce qui fait qu’au bout du compte, quand je suis en forme, et que je suis sérieuse au possible, je n’ai pas de vie : Je me lève le matin vers 6h45, je commence les cours à 8h20, il fois les cours finis, je fonce chez moi. Je mets 1h pour rentrer, alors je révise dans les transports, je prends une heure pour me détendre/manger/me laver, puis je retourne bosser sans presque aucune pause jusqu’à 11h00, puis je m’endors et c’est repartit pour demain.  (j’admets que je vais souvent sur twitter pendant mes révisions ~un mal à soigner).
    Mais cette année est un peu particulière pour moi. Comme vous le savez probablement, c’est ma 3e année. Alors que la prépa ne se fait qu’en 2ans et qu’elle se conclu par des concours début mai, j’ai déjà l’année dernière passée mes concours, mais au vu des mes résultats, j’ai décidé de « redoubler » mon année pour retenter les concours cette année. Même, je ne vois pas cette année comme un redoublement, car redoublement c’est pour moi signe qu’on a pas eu les résultats suffisants pour passé dans l’année supérieure, et ce n’était pas mon cas. J’ai eu des résultats qui m’auraient permis d’entrer dans l’école de commerce de la ville du saucisson, et le choix de cuber était un choix totalement personnel.  Me voilà donc cube.
    En tant que cube, tu as droit à St Truc-Much à un traitement particulier : tu peux ne pas venir au cours d’économie, ni au cours d’histoire (trop bien trop bien). Ce qui allège mon nombre d’heures de cours de 7heures. (Alléluia).
    Après, mon souci c’est que je suis très lente pour apprendre, et pour assimiler. Ça rallonge mon temps de travail personnel à la maison. Au bout du compte, ma vie, mon quotidien est devenu tel quel : j’organise tout en fonction du travail, de ce que je dois faire. Comme je l’avais déjà expliqué dans ce billet de mon ancien blog, je programme et j’organise mon rythme de vie en fonction de mes études. Ce qui est poussé parfois à l’extrême, je l’admets.


  5. Oh la belle épine !

    octobre 31, 2011 by Phichtre

    Car Noël approche..
    …  que c’est une tradition à l’approche des fêtes
    … qu’on ne peut pas passer à coté d’une tel monument du lol
    … car c’est mémorable, intarissable, inoubliable
    … car c’est du lulz atomique.

    « Do You Want My Pere Noel »
    -
    Action Discrète (Canal +)


  6. Vingt ans et interdite de portable.

    octobre 26, 2011 by Phichtre

    J’aurais bien voulu prendre des photos du bâtiment.

    J’étais dans la queue de la cantine et  j’observais ces imposants bâtiments qui m’entouraient de toute part qui formaient le Collège-Lycée-Prépa. Les locaux faisaient davantage penser à des bureaux qu’à un ensemble scolaire. La surface occupée n’est pas très grande, voir même ridicule en comparaison des autres lycées que j’avais pu fréquenter.  En compensation, tout est en hauteur pas moins de 5 étages, un RDC et 2 sous-sols… On aurait pu croire que face au nombre important d’élèves (70 classes !!! De la 6ème à la prépa 2ème année), les conditions de travail en pâtiraient. Et bien pas du tout. Mais tout ça j’y reviendrais plus tard dans un autre article.
    Je sortis donc mon téléphone de ma poche en vue d’immortaliser ces bâtiments. Mais le Georgie m’interrompis

    « - Le Georgien : Mais tu es folle, range moi ça tout de suite !
    - Moi : Excuse-moi ?
    Patisserie Japonaise intervient
    - Patisserie Japonaise : Non mais, si j’étais toi, je ferais pas ça..
    -Moi : Attendez, vous plaisantez là ?! »

    La file de la cantine avance, je range mon portable le temps de suivre le mouvement. Un fois la file stoppée, je ressors mon téléphone. Une surveillante passe par là, me surprend et me lance d’un ton sévère et froid :
    « Hey ! Je te préviens, la prochaine fois, je le confisque »

    Je range lentement mon téléphone dans mon sac, les yeux grands ouverts, totalement stupéfaite de ce qu’on vient de me dire.
    Jamais, au grand jamais depuis que j’ai un téléphone portable, on ne m’avait interdit de le sortir. Maintenant, je venais d’avoir 20 ans, et je n’avais plus le droit d’utiliser mon téléphone dans l’établissement, même en dehors des heures de cours… Mes nouveaux camarades me briefèrent sur les règles qui étaient en vigueur ici : Portable interdit, dans  couloir, dans la cour et surtout dans les salles de classes (cela  même durant les intercours). Bref PARTOUT.

    Je me souviens qu’à Montaigne (1ère et 2 ème année de prépa), les collégiens jouaient sans gène avec leur iPhone Touch dans la cours, on sortait nos téléphones dans les couloirs devant les profs, on laissait nos téléphones sur nos tables pendant les cours. Personne ne disait rien tant qu’on n’y touchait pas.  Le lycée non plus ne m’avait pas posé de problème, mais on ne laissait pas nos téléphones sur les tables quand même. Le collège… je ne me souviens plus exactement, je crois que je sortais souvent mon téléphone, mais on évitait de trop s’y attarder et on se faisait discret.

    Ca parait tellement absurde qu’à 20 ans je sois interdite de portable comme au temps du collège. Tellement absurde…
    Mais d’un coté, j’accepte cette condition, et je comprends qu’aussi étrange et absurde qu’elle soit, je dois respecter cette règle. Car cette règle elle est aussi absurde que ma situation : je suis dans un établissement où certains ont 10 ans à peine tandis que j’ai le double de leur âge.

    Je comprends qu’il faille bien interdire l’usage de téléphone et autres appareils électroniques aux collégiens dans l’établissement. L’enfant qu »il est n’a peut être pas la maturité suffisante pour prendre soin de ces appareils qui ont une certaine valeur. Et l’établissement ne peut prendre la responsabilité de ces objets. Il est plus sage de garder ces appareils au fond du sac. Ils ne savent peut être pas non plus en tempérer l’ usage où l’utiliser dans la convenablement.
    Au delà, je crois que l’enseignement (privé ou public) doit rester un lieu privilégié, un peu en dehors du monde qui soustrait les enfants de leur environnement particulier pour les rassembler ensemble dans un lieu le plus neutre possible et qui serait ainsi propice à l’enseignement. Tout comme on exclu les idéologies et les sponsors de l’éducation, on doit aussi limiter les signes explicites de distinction entre entre élèves.
    Le rapport avec les téléphones portables ? Le téléphone est un peu une brèche qui permet au monde extérieur de s’introduire dans l’établissements. Secundo, vous êtes d’accords que les mômes ont la fâcheuse tendance à crâner devant leurs copains et à suivre les modes un peu bêtement. Certes, on ne peut pas faire d’un établissement scolaire un lien totalement neutre, uniformisé, aseptisé. Poussé à l’extrême ce serait nier par la même occasion l’identité, la personnalité et la particularité de chaque élève.
    Mais pour conclure, (parce que là une fois de plus je pars dans des loooongues discussions) les appareils électroniques des petits élèves, en plus d’être inutile à l’apprentissage,  rassemble suffisamment d’argument en sa défaveur pour que l’usage en soi prohibé. (Ouf)

    Et pour en revenir à moi, je pense qu’il est juste de s’aligner aux règles les plus sévères. C’est à dire droit au portable uniquement au fond de la poche.
    Peut-être que j’ai 20 ans, que je suis grande que j’ai plus rien a voir avec ces problématiques. Mais supposons qu’on autorise les lycées à avoir un portable mais pas les collégiens ? Comment peut-on alors aider ces jeunes à respecter ces règles si à coté, il y a des privilégiés qui peuvent faire comme bon leur semble ? S’ils voient qu’une règle est transgressée par quelques privilégiés, ça va vite laisser place à la confusion. De plus on a vite fait de confondre Prépas- Lycéens et Lycéens-Collégiens. On ne va pas non plus instaurer des badges « autorisé à utiliser son portable » et « non autorisé à utiliser son portable ». Se plier aux droits le plus restreint me parait le plus juste, d’autant plus que quelque soit notre âge, ici on est tous des élèves.

    Donc, tout aussi bizarre que cela puisse paraître, je suis interdit de portable à 20 ans et je trouve ça compréhensible. Après tout, je peux toujours discrètement l’utiliser au 5 ème : l’étage réservé aux prépas. Personne n’y trouve grand chose à dire quand c’est fait avec toute la discrétion. Là est notre privilège méconnu des collégiens et lycéens.


  7. Je ne cuberais pas à Montaigne.

    septembre 18, 2011 by Phichtre

    Un matin de fin août, je reçois un coup de fil très bref. Si bref qu’il ne me laisse même pas le temps de raccrocher. C’est M. Fox, le responsable des classes préparatoires de Sainte *. Je suis comme un peu secouée et remuée. J’avais complètement abandonné cette idée de changer de prépa, et voilà qu’un appel bref me donne une mince lueur d’espoir. Je regarde vers le ciel en me disant : peut-être qu’on me réserve un tout autre avenir immédiat.

    Pour en revenir à ma situation à ce moment. J’avais déjà fait 2 années de prépa ECS (Prépa Economique et Commerciale, voie Scientifique). Je venais de finir de passer mes concours aux grandes écoles de commerce début juillet. Mais je savais déjà que je visais d’autres écoles, et que surtout j’étais capable de mieux faire avec un an de plus. J’ai depuis longtemps pris ma décision de « cuber ». Autrement dit : « redoubler » sa 2e année de Classe Préparatoire pour repasser le concours l’année suivante.

    Mes deux premières années, elles n’étaient ni exceptionnelles, ni catastrophiques, j’avais réussi à me maintenir la tête hors de l’eau sans sombrer. Je ne nageais pas le crawl et encore moins la brasse. Il m’arrivait de temps à autre assez ponctuellement de faire des petits pics de progressions qui pouvaient faire croire que ce n’était pas le fond que je touchais. Mais je n’aime pas trop m’étaler sur ces deux premières années de prépa. Difficile de faire un bilan, j’ai été démotivée, déprimée, angoissée au point de ne plus pouvoir respirer à certains moments, j’ai eu tellement de difficultés à ne plus en compter. Pourtant, je ne dirais pas que je n’ai rien fait, même si pour moi ce fut un échec, quand je prends du recul, je me rends compte que je donnais pas mal des mes tripes dans ce que je faisais. Si l’on devait résumer, la situation à souvent été décevante, mais je n’ai jamais baissé les bras en 2e année. Il faut prendre en compte aussi, qu’en prépa, on est souvent très sévère avec soi-même. Je pense juste que je n’ai pas été à la hauteur de mes exigences.
    Finalement, alors que je croyais que j’allais encore passer une année à Montaigne, au dernier moment tout vient de se renverser. C’est une tout autre année qui se présente à moi.

    Mon dossier n’était pas rutilant, j’ai déposé mes candidatures pour cuber dans d’autres prépas avec peu d’espoir. Seul le lycée Sainte * avait daigné me rappeler courant juillet pour avoir quelques précisions sur mes notes d’une banque de concours (qui évidemment n’ont pas convaincu le lycée de prendre un choix immédiatement). Le lycée devait me rappeler, mais finalement il ne l’a pas fait. Je m’étais alors résignée, un peu dépitée à faire une 3e année de Prépa à Montaigne. Je voulais absolument changer de prépa, je ne supportais plus ces lieux, plus ces profs, plus leur enseignement. Je ne supportais plus les rapports qu’ont les gens avec les profs, je ne supporte plus Montaigne. Mais on peut vite supporter ses contrariétés et relativiser les choses, surtout quand on n’a pas le choix ! Je m’étais déjà résignée à passer une autre année dans ces lieux en me disant : jouons le jeu et tout ira bien.

    Je venais donc d’être bipé par le lycée Sainte *, un vendredi 26 août. Le lendemain, je rappelle et je laisse un message vocal disant que je suis toujours intéressée pour revenir. Quelques heures plus tard, M. Fox me rappelle, je décroche, on discute un peu. Il m’explique qu’il y a encore des places disponibles, mais qu’avant de prendre sa décision il veut s’entretenir avec moi. On convient d’un rendez-vous lundi. Un peu stressée, je vais donc à l’entretien. Il me pose d’abord quelques questions précises sur mon niveau mes difficultés, mes motivations, etc. Puis rapidement, au bout de 15 minutes, il comme petit à petit à prendre le monopole de la parole et comment à me parler du lycée en détail. Je sens flairer la bonne issue. Il me parle des profs, des salles de travail ouvertes jusqu’à 22 h. Puis au bout de 45 minutes, il sort un dossier, dans celui-ci je retrouve mon dossier de candidature, avec un lettre de motivation que j’avais ajoutée spontanément en plus. Il m’explique qu’il avait bien aimé la tournure de ma lettre, et que ça a joué. Dans le même dossier, il y a un dossier d’inscription complet qu’il me tend. C’est assuré, me dit-il, vous êtes inscrite, bienvenue à Sainte *.

    L’ensemble scolaire Sainte *… C’est un lycée privé et catholique. Un lieu étrange et nouveau pour moi qui aie toujours été scolarisée dans le public. Le lycée est plus près de chez mes parents, à 1 h, contrairement à 1 h 20 pour Montaigne. Le quartier n’est pas le même, je quitte le VI arrondissement pour aller dans un quartier plus périphérique, moins étudiant, moins touristique, un quartier très habitant. J’aime bien ce calme apparent.

    Je savais que si j’étais admise lundi, alors mes vacances seraient raccourcies, et je commencerais dès le Mercredi 31 août. On a eu une première journée de rentrée, où l’on a préparé la journée d’intégration. On a eu rendez-vous dans le (super) théâtre au sous-sol, ils ont fait l’appel général, réparti les élèves de voie E dans les deux classes de chaque niveau. Puis on a été réparti en groupe de 10 pour la journée d’intégration. La journée d’intégration à lieu de lendemain : on doit faire une collecte pour la banque alimentaire. Mais avant, il fallait trouver un supermarché, notre groupe se sépare, on fini par trouver.

    Le lendemain, j’arrive sur place, on commence à bizuter les premières années. Couche sur la tête et t-shirt sac-poubelle. Ça m’ennuie, moi ça ne m’amuse pas trop. Les carrés si, mais c’est leur affaire. En chemin vers le supermarché, on croise un bizut scotché à un arbre. Je me rends compte que les élèves se sont arrangés pour terminer les collectes à midi, ensuite, ils ont prévu de faire une bataille d’oeuf et de farine dans le bois de Vincennes. OK… C’est dommage, j’aurais bien continué la collecte jusqu’au la fin de l’après-midi comme prévu.

    Les cours commencent vendredi, l’idée d’avoir de la nouveauté me réjouit. Des nouveaux profs, de nouveaux locaux, de nouveaux lieux et de nouvelles personnes. J’ai hâte que les cours commencent. Le changement me redonne le goût d’apprendre : c’est quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis bien longtemps.

    Je jour de la rentrée, après le cours, je vais rejoindre mes prépamis au jardin du Luxembourg. Les prépamis c’est les amis que je me suis fait à Montaigne durant mon année de bizut(1ère année) et de carré(2ème) à Montaigne. Je sais que je ne vais pas les revoir depuis longtemps, je suis un peu triste, c’est une toute autre ambiance avec eux, bien plus chaleureuse et familière. Il se trouve que l’un des élèves devaient aller chercher quelques documents à Montaigne. On y va tous, je regarde avec mélancolie ces bâtiments qui referment 2 année entière de ma vie. J’en profite pour prendre quelques phots et dire adieu à ces bâtiments.

    Bien que les lieux et les personnes citées dans cet article soient bien réels, j’ai remplacé certains noms par des pseudonymes.